Prise de contact très rapide, aussi rapide que le retour négatif qui va suivre dans les jours d’après. C’est peut-être une hypothèse, mais si le recrutement d’un ingénieur se base sur un QCM de 60 questions sur des connaissances générales ne tenant pas compte des expériences et stages, ça va droit à la dégringolade la plupart du temps. Je ne pense pas que celui qui met ce type de démarche en place pourrait faire une étude de dimensionnement automatisé sur un logiciel open source avec un script qui nécessite une grande compétence en mécanique et une grosse volonté d’innover. Les gens se prennent pour de très grands savants et jugent certains jeunes diplômés comme des échantillons de poutre d’essai dans un processus expérimental. Mais j’aimerais dire à ces gens-là que des échecs, on en enregistre des tonnes quand on suit une formation d’ingénieur, et qu’en dehors de l’intelligence, le courage et la détermination sont ce qu’il faut à un étudiant qui s’accroche pour apprendre et avancer.
On n’est pas non plus des mémoires humaines censées tout retenir : c’est justement pour cela que nous utilisons des documents de référence et que nous approfondissons les connaissances en fonction des projets traités.
Et c’est une horreur de voir ce genre de choses, quand certains se permettent en plus de faire des transcriptions pendant les entretiens… Tu ne prends pas de notes, et tu demandes à un ingénieur de se souvenir de toutes les notions de son cursus ? (rire).